Le 02/02/2026, nous avons participé à une réunion avec la directrice générale de l'AEFE sur l'avenir des établissements français en Tunisie et la situation de l'ERT. Face à une hausse de 8 % déjà publiée, nous avons demandé de la visibilité sur deux à trois ans, des explications chiffrées, un plan concret et un suivi à dates fixes.
Le contexte
Les frais 2026-2027, incluant une hausse de 8 %, étaient déjà publiés sur le site de l'ERT au moment de la réunion, ce qui pouvait donner le sentiment que tout était acté. Nous constatons par ailleurs une baisse d'attractivité de l'ERT, liée à la hausse des frais sans visibilité à moyen terme et à une concurrence accrue, en particulier en maternelle.
Une conférence de programmation des ressources de mai 2021 avait entériné des hausses importantes pour équilibrer le budget et financer le programme immobilier de l'ERT, puis une hausse future indexée sur l'inflation. Ces décisions semblent avoir été abandonnées, et le programme immobilier, qui prend du retard, pèse sur les familles.
Ce que nous avons fait
- 1
Rappelé que les familles ont besoin de comprendre sur quoi reposent les décisions et comment elles s'inscrivent dans la durée.
- 2
Alerté sur la baisse d'attractivité de l'ERT et sur le risque de départs vers d'autres offres, notamment anglophones.
- 3
Interrogé l'AEFE sur l'abandon de l'indexation sur l'inflation décidée en 2021 et sur le poids du programme immobilier dans les frais.
- 4
Réaffirmé notre soutien aux enseignants détachés mobilisés contre la fermeture ou le gel de postes, contre lesquels nous avons systématiquement voté en conseil d'établissement.
- 5
Formulé quatre demandes : une visibilité sur deux à trois ans, des explications claires et chiffrées, un plan concret avec son calendrier, et un suivi régulier à dates fixes.
Le résultat
L'AEFE a répondu que s'aligner sur l'inflation permettrait surtout de tenir à court terme et qu'elle estime devoir aller au-delà pour assurer la pérennité. Elle a confirmé qu'il n'est pas question de fermer ni de privatiser les établissements en gestion directe en Tunisie.
Nos quatre demandes restent sur la table. Nous rendrons compte ici des suites qui leur seront données.
